dimanche 20 mai 2012

It's been a long time since I've seen you smile




Friends
Eternal Sunshine
*Summer Goals :
-Go to the "Vieilles Charrues" festival, and come back safe and sound.
-Finish my Tatooes' drawing.
-Pass over all those stupid things which are occupying my mind.
-Going on a road trip with friends, don't know when nor where.
-Be productive, work on something great and fantastic, creative and fascinating.
-Travel in a foreign country again.
-Take a bus/train to an unknown destination.
-Cut my fringe again (And this thime not by myself.)
-Be accepted in Rennes 2 next year.
-Grow up.

It feels like calm again.
I'm beginning to change, slowly, softly.
I savour this quiet period before my exams, those little songs we sing. The sun comes back again, we're beginning to sit on the grass, take our guitars and play along under the blue sky, watching the whipped white clouds over our heads.

|Picts : Melting pot - Don't ask me why this article is in English. I don't even know.|

samedi 12 mai 2012

"J'ai deux amis, la tequila et le whisky."

Mardi matin.
Réveillée de mon doux sommeil par la lumière jaune de l'ampoule du salon d'Eustachio*, par les allers et retours frénétiques de Roberta* qui cherche ses écouteurs. Henry* se réveille doucement lui aussi, il a dormi à un mystérieux endroit entre ma tête, mes cheveux, mes seins et mon bras droit. J'ai pas trop compris. Je l'ai regardé, dans ma tête les navajos livraient un combat acharné à l'envahisseur blanc (Aussi appelé plus communément Punch Coco+Rhum à 50), alors j'ai dit "Monjour".
Roberta* avait fait des crêpes. J'ai du en avaler 10, je crois.
Je marche, allure et geignements de zombie, vers la salle de bain. Horreur, j'ai croisé mon reflet dans le miroir. Tous les symptômes sont là, sale tronche, sale humeur, peau dégeue, cheveux gras, cernes et amnésie partielle. Horrifiée, j'admets alors l'évidence : j'ai la gueule de bois, hier j'étais bourrée, j'ai fait n'importe quoi et jm'en souviens même pas.
Bonjour, haleine de poney crevé, bonjour, langage d'orc décérébré.
Je reviens au canapé, je m'allonge à côté d'Henry*, qui comate toujours. J'essaie de refiler le cours de ma soirée, je me retourne et je regarde à gauche, fais les poches de mon short.
Ticket de caisse de chez Monop", ardoise du Lézard réglée, bout de papier avec une suite de "mots qui veulent rien dire mais c'est joli" {TEUPU ! J'en parlerai plus tard}.
J'ai passé le début de soirée en ville avec Lisa* et Albert* à naviguer entre le Lez, le Code, les rues et la Rep. Rien de spécial jusque là.
Autres questions : d'où viennent les bleus sur mon bras gauche ? Où est mon soutien-gorge ? Quels sont ces trous dans mon collant ? Et où est ma deuxième chaussure ?
C'est alors que j'enquête. Je suis arrivée à 22h30 avec Roger*, Hanna* et Shane Mc Gowan* chez Eustachio*. Ce bleu, c'est quand je me suis cognée dans l'encadrement de la porte en sortant fumer une clope. Mon soutien gorge est là où se trouvait ma tête, où il servait apparemment d'oreiller. Ces trous dans mon collant sont des brulures de cigarette, c'est le troisième que je file en deux semaines. Pour ce qui est de ma chaussure, c'est toujours un mystère, et ce même aujourd'hui.
Je trouve près d'un endroit curieusement dégueu du canapé mon iPhone, qui semble toujours en vie. Un coup d'oeil dans les messages et oh malheur, des envoyés à Bryan*, Félix*, un tas d'autres gens, que j'ai insulté, à qui j'ai fait des déclarations d'amour, ou bien envoyé uniquement une suite de lettres sans grand sens. On s'en fout, Bryan* ne répond jamais à mes messages.
Roberta* gueule bien trop fort. Elle m'énerve, j'ai mal à la tête, vraiment, elle pourrait pas parler moins fort ?
Je me retourne, je me rendors.
En bon fils spirituel de Jean-Marie Bigard, Musclor* vient gueuler dans le salon qu'on fait trop de bruit. Merde. Je pense à Bryan*, dans mon demi-sommeil. Il est paumé je ne sais où, sans doute en train de bouffer une quelconque merdasse pleine de beurre, et s'il s'imaginait l'état dans lequel Henry* et moi nous réveillons, il pourrait se foutre allègrement de nous.
Au bout de quelques heures d'un gros coma chez Eustachio*, je finis par m'habiller, et fringuée telle Diams, je sors en compagnie d'Henry et Albert. On se rend tant bien que mal jusqu'à ED, acheter des Monster Munch et du Fanta, on se pose, on comate.
Je regarde Henry, je regarde Albert. Cernés, fatigués, usés.
En fait, les soirées, c'est un préavis de la vieillesse.
C'était ma dernière.
Oui oui oui.

[Photo : Un orc décérébré / A peu près la tête de l'unique synapse restante rendue impuissante par les vapeurs de punch.]

Mai, ou le pire mois du monde.
Ce mois où dans notre magnifique petite région, il fait encore moins beau qu'à Dunkerque (Et c'est dire !).
Bref, les nouvelles. Eh bien avec mon fidèle Eustachio* (ritale de merde va.), on se rend au fur et à mesure compte qu'une gigantesque chape de plomb s'est abattue sur notre petit groupe de gens joyeux, souriants et pleins de vie. On était toujours fourrés au Lézard, on était ceux que l'on entendait le plus, éclats de voix et hurlements d'indignation..
Et maintenant tout le monde fait la gueule tout le temps. Des têtes de dix pieds de long, voilà ce que je croise à chaque fois que j'arrive place de la Rep' pour rejoindre les gens.
Lisa* va mal loin de son amoureux allemand, en plus elle s'est chopé un truc, une mauvaise fièvre.
Eustachio* est préoccupé par la politique, encore et toujours, il veut toujours sauver tout le monde celui la.
Nancy* est en plein bad parce qu'elle a quitté Régis Robert*, et qu'elle est en train de tomber amoureuse de Joey* ; Henry*, en couple avec Gervaise* (fille volage et a la courte, voir très courte vertu), est attiré par Erwen*, elle même en couple avec Bernard* qui ne donne pas de nouvelles depuis deux longues, très longues semaines.
Etant moi même amoureuse de Bryan*, l'insensible batard faux rockeur attachant, on ne peut pas dire que je puisse rattraper le niveau non plus.
Merde ; Merde et merde. Ca craint, ça craint pire que tout.
Parce que si vous voulez, la petite bulle de bonheur que nous avions rien que pour nous, premièrement elle était koule, deuxièmement elle était pratique parce qu'isolée.
Et là, qu'est-ce que c'est, on se plaint tout le temps (OK, ça, ça change pas parce que nous sommes une bande de vieux hipster de merde, blasés et malheureux par principe), on est fatigués tout le temps, on fait la tronche, on en a "trop marre", on veut se barrer.
Du coup, la principale activité du groupe, mis à part comater et tirer la gueule en bande place de la République, au Lycée ou au Lézard, c'est de critiquer.
Et pour ça on est bons.
Commères puissance 10 environ (Surtout Eustachio*, normal il est ritale.), et ce sur tout le monde, n'importe qui n'importe quand n'importe quoi.
Et voilà ce qui me désespère.
En fait, je suis en train de me rendre compte que nous sommes puérils, ridicules, idiots.
Notre manque total et constant de maturité, me navre un peu je dois dire. En fait, on est encore pire que les abrutis que l'on méprise. J'en reviens juste pas.
On est juste comme nos chats que l'on a pu s'amuser à enfermer dans des boîtes en carton.
On les laissait là quelques minutes, puis quand on venait les libérer après maintes et maintes suppliques en forme de MIAW déchaînés, nous sautaient dessus et nous griffaient, pendant que l'on hurlait à la mort.
On les pensait différents, nos chats, on les pensait gentils aimants câlins, nos meilleurs amis. Mais non, c'étaient juste des bestioles comme les autres. Quand on les emmerdaient, ils griffaient.
Et nous au final c'est pareil
On s'imaginait que l'on était différents, au dessus de ça.
Mais on se plantait. On s'est fait avoir, parce qu'on a tous un vieux chat galeux, puant, dégeulasse, plein de puces en nous.
Et un jour, quand on soulève la boîte en carton qui contenait un quelconque grille pain ou une machine à café auparavant, lorsqu'on la soulève donc cette boîte miteuse, le chat nous regarde en plein dans les yeux. Il nous fixe, haineux, et il se jette sur nous.
Il nous lacère le visage jusqu'au sang, jusqu'aux cris.
[Eternal.]

vendredi 4 mai 2012

Inter Homines Esse.



Je suis seule, le bruit de mes pas sur les pavés, le chemin emprunté tant et tant de fois ces trois années. Toujours le même, pourtant si différent. Rarement fait seule, toutefois. Le temps est à l'orage, humide et lourd. Ciel de plomb. Je marche encore, moins vite pourtant. Le vent est chaud, désagréable. Ma peau perle.
Ouragan de force 5 sous l'épiderme.
J'arrive près de la cathédrale. Un petit groupe, rassemblé sous le perron, guettant la pluie à venir. Grouillant, abrupte. Mes sens se mêlent à eux quelques secondes seulement. Sentir les souffles sous la bruine naissante de mai, ces yeux brillants, ces sourires de bonheur. Cette fille blessée, et tous ces gens autour. Heureux pourtant. J'esquisse un semblant de rictus, de loin. Je marche toujours, elle feint la joie, mais le Mot est écrit dans son regard, associé à la honte, au regret. Je m'éloigne. Quelques secondes j'ai été quelqu'un à travers eux.
__

Je descend cette rue pavée vers la ville sourde, violente aujourd'hui. Sous cette averse, sous mon crâne en bataille, à cette heure de l'après-midi.
Ce brouhaha, les enfants que nous sommes, les cris. C'est toi ; vie, temps et argent perdu, musique. Fort, cruel.
Que pourrais-je bien faire de tes actes, quand tu n'es que jeu. Malsain et insipide. Si tu avais été parmi eux, tu aurais été bien plus que quelqu'un. Tu ne sais pas te fondre dans la foule. Être petit et insignifiant, tu ne sais pas faire cela. Tu es tapage, Interval, rhum pur.
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Je m'assois. Terrasse, même sous la pluie, même par les plus grands froids. Terrasse, toujours terrasse. Monaco Kiwi, Amsterdamer. Je roule. Cheminotte sous l'ondée, tresse bordélique. Chaos total.
J'attends, longtemps sans doute, et ils arrivent. Le vacarme, les rires. Par extension j'en suis une part, je crois.
Je ris aussi à un trait d'esprit, à des mots cruels et si bien tournés qu'ils sonnent comme un bonbon à la violette. Le temps passe, les bruits restent. Dans l'attente éternelle, je commande un jus d'abricot.
__

Soudain, lumière. Bruissement de cuir, odeur plus musquée de tabac encore chaud. Calme après l'orage, mais bouillant encore, prêt à tout recommencer et déchaîner sa fureur et ses pulsions. Alors les regards se tournent dans une seule et même direction, ta personne.
Ta petite, unique, suprême personne. Ridiculement imposante.

Question : Pourquoi les tornades ne portent elles jamais de noms masculins ?

lundi 30 avril 2012

"Reviens tout de suite, espèce de cyborg du Tiers Monde !"

Tu serais arrivé vers huit heures et demie, souriant, avec ton sac plein de bière dégueulasses à cinq francs six sous. Tu aurais salué l'assemblée, roulé une clope. Je serais restée quelques minutes, puis je serais descendue à la cave. Eblouie, trop captivée par toi. Tu m'aurais suivie des yeux, rejoint quelques temps plus tard. Tu m'aurais vue, écouté jouer un peu. je me serais arrêté soudain, remarquant ta présence, rougis, roulé une cigarette. Je n'aurais pas eu de feu, encore. Tu aurais pris la guitare qui traînait à côté, sur le canapé. Tu aurais joué, enfin, tu aurais pu jouer pendant des heures, et moi je serais restée. Fumant. Je me serais saoulée en t'écoutant, avec du mauvais rhum coupé avec du mauvais jus d'orange. Souriante et larmoyante, envahie du plaisir produit par cette complète mise en jeu de toutes mes facultés, rencontre étonnée face à l'oeuvre, "miroir", tes doigts jouant toute l'humanité de l'être, synthétique de ce que tu es et plus encore de chacun d'eux, de ceux passés et à venir. Mais à part, avec tes yeux fermés et tes mimiques simiesques, tes doigts nerveux, ta tendresse sur le bois. J'aurais espéré ta bouche, tes mains. J'aurais scruté ton visage, j'aurais espéré, tout. Toutes les belles choses du monde, tous les trains pour Montauk, tous les bonhommes patates et tous les "Je monte prendre une brosse à dents" du monde. Je crois que j'aurais souhaité toutes les belles choses, tout pour nous. Juste nous deux. Et si j'avais assez bu, je t'aurais dit toutes ces choses. Et tu n'aurais rien répondu. Tu serais resté pensif, tu aurais bu mon verre à demi plein, incapable que j'aurais été de le finir, de dégoût. Puis enfin, tu serais redevenu ce connard, celui que tu es, que je désire, que je hais. Le plus beau des cons, si seulement ces mots t'allaient moins.

[Photo : Compagnons d'infortune.]

dimanche 15 avril 2012

"And there, I shut her wild, wild eyes."










[Photographies : Mars/Avril 2012]
Dernières vacances avant l'essai d'obtention du diplôme. Bel effort. Séjour à Paris, un peu ; marche, beaucoup. Quelques soirées par ci par la, des rencontres, des réflexes.
La vie quoi. J'aurais jamais pensé que ça pourrait reprendre son cours, après. Pourtant c'est ce qu'il se passe. Je recommence à vivre, au lieu de simplement exister pour les cours, faire acte de présence physique.
Il va peut être falloir que je m'active à travailler un peu, surtout le grec, je suis sacrément dans la merde... Se prélasser au soleil, chanter, et dire n'importe quoi place de la République ne donnera malheureusement pas un 16 à l'oral.
Bref, il est 4:11, je devrais dormir. Je me suis réveillée à 2h40, impossible de me rendormir. Mais si j'essayais ça marcherait ptet mieux aussi.
(Ca arrive à d'autre que moi ça ? Genre il se passe un truc qui fait que y'a un gigantesque changement en vous, alors que ce quelque chose n'est pas si important ? Moi, jtrouve ça bizarre.)
*

samedi 28 janvier 2012


Tiens, ça fait longtemps.
Bonjour. Il n'y a rien de très neuf dans ma vie, je suis toujours avec Félix, il paraitrait que l'on file le parfait amour. Et voilà qu'il me fait des petits plats, qu'il me couvre d'attentions, WHAT IS THE FUCKE ?! Bref. Je suis fatiguée, extrêmement fatiguée, je me remets difficilement voir très difficilement de mes semaines assez agitées pour la plupart. Une grosse charge de travail en chinois, des efforts à fournir en Litté, les inscriptions sur Post-Bac qui approchent et qui sont de plus en plus stressantes... Les recherches de formations occupent tout mon temps, avec les portes ouvertes de fac et de prépas. Woaw, je suis flippée pour mon avenir. Moi, Jack, la fille la moins flippée de la terre entière, la nana la plus tête en l'air du siècle, celle qui se fout de tout, flippe pour son avenir ?!
Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Sinon, j'ai découvert au détour d'une recherche internet les travaux photo d'un type, Youssef Nabil.
Il travaille en recolorant des photos N/B à la main, ce qui donne de belles couleurs pastels, surtout sur les nuances de bleu, je suis assez fan.